chachapossum

Kid Amnesiac.

mercredi 27 mai 2009

Je suis trop sentimentale, sisi... Laissez moi vous raconter une histoire.

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Bon. Je me lance dans l'écriture d'un bouquin, ou plutôt de deux.
Si ma vie sentimentale de ratée amoureuse professionnelle ne peut pas m'apporter un épanouissement aux côtés de la personne que j'aime à qui je veux dévouer ma vie, je vais essayer de faire en sorte qu'elle m'apporte du fric. Au moins j'aurais essayé. Le tome 2 sera plus intéressant que le tome 1 mais à l'heure actuelle je doute de ma capacité mentale à écrire ce dernier.
J'suis à peu près persuadée d'abandonner ce projet aussi rapidement que j'en ai tapé les deux premières pages mais bon, voila en exclusivité mondiale le début du futur best seller qui démarre le jour ou j'ai découvert qu'il y avait un Lycée appelé Saint Pierre Fourrier à Bastille (la flemme de trouver des noms, je remplacerai tout ça correctement quand j'aurais du temps et des idées):


-    Hey c’est Lou ! Là bas regarde !
-     Qui ?
-    Mais Lou, Lou ***** la nièce de ***** , le mec d’*insérer ici le nom d'un boys band gothique* tu sais j’suis sortie avec ya pas longtemps j’te l’avais dit !
-    Elle a l’air pas mal
-    Laisse tomber elle est avec Charlotte depuis presque deux ans c’est mort pour toi.
-    Ahah sa copine a un joli prénom.
-    T’es con cha… viens on va lui dire bonjour !
Une fille à qui il ne manquait que les bracelets rainbow me faisait face : les cheveux noirs devant les yeux, une voix grave et un sourire Colgate conçus pour faire bouillir les hormones des lesbiennes.
-    Cool tes pompes.
Ouais j’ai rien trouvé de mieux comme sujet de conversation. J’avais une dizaines de minutes pour lier connaissance avant qu’elle retourne en cours… J’ai remarqué qu’on avait exactement les mêmes chaussures, en plus d’avoir une copine prénommée pareil que moi ça faisait déjà quelques points communs qui auraient fait verdir la barre de relationnel d’un Sims.

J’ai attendu la fin de sa journée de cours pour la suivre jusque chez elle. En silence, c'est mieux. Un paisible sourire s'est dessiné sur mon visage quand j'ai abattu le sac plastique sur sa tête avant de la tirer dans la ruelle. Le logo FNAC se gonflait et se dégonflait frénétiquement tandis qu'elle agitait désespérément ses bras dans tous les sens. D'un coup de coude dans ce qui devait être sa mâchoire je la fis tomber de surprise dans une flaque d'urine ou pataugeait un emballage froissé de Mars. De l'autre main je serrais fermement l'extrémité du sac sur sa gorge en pensant tendrement à la suite des festivités. Je pris avec douceur sa main droite agitée de tremblements puis m'appliquais à caresser le mur de son index. Si elle n'avait pas gémit j'aurais sans doute résisté à l'envie brulante de lui éclater le doigt contre cette brique. Le crissement de son ongle retourné m'a fait frémir de plaisir, les filaments rougeâtres qui s'échappaient de l'extrémité en bouillie m'ont fait sourire.
Soudain, pendant une seconde interminable, j'ai douté.
Quel bénéfice tirer de cette violence?
En cet instant de faiblesse la vue de ce sac plastique doré qui semblait lutter pour survivre quelques minutes supplémentaires m'a insupporté. D'un geste brusque j'ai arraché ce sac et une masse de cheveux imposante au passage. Son cuir chevelu couvert plaies suintantes aurait pu laisser penser à croire qu'elle était atteinte par la lèpre... Trop étonnée par mon geste elle n'eut le temps que de gargouiller un cri vaguement animal avant que mon poing vienne exploser son nez. J'ai nettement senti chacune de mes articulations hurler de douleur mais mon rictus s'est agrandi à la vue du geyser d'hémoglobine qui jaillissait de son visage.
Ses yeux rouges se sont posés sur les miens.
Mon doigt n'a pas pu s'empêcher de crever un de ces horribles globes gluants qui transpiraient de terreur.
Je  récurais le fond de son orbite visqueuse à l'aide de mon ongle. Tout ce liquide tiède me coulait à présent sur le poignet, laissant ça et là des résidus de chair luisante. De peur de la voir se mettre à crier sérieusement je profitais de sa position pour lui démonter consciencieusement la mâchoire à coup de genoux. Des dents ensanglantées ricochèrent dans la pisse.
A présent couchée sur le côté dans la crasse de cette immonde impasse, elle bavait une bile noire entre ce qu'il lui restait de dents brisées.
J'ai saisis la main qu'elle tendais vers moi pour la faire tourner sur elle même jusqu'à entendre le délicieux craquement de ses os broyés.
Le moignon de son index a frémit avant de retomber mollement.

… J’aurais tellement aimé que les choses se soient passées ainsi. Au lieu de ça je lui ai lancé un « à bientôt ! » avant de presser Nina de questions au sujet de cette jolie fille.
La veille de mes 19 ans je signais donc les yeux fermés un contrat pour 4 ans de vie sentimentale que seul le mot Ravage pourrait illustrer à lui tout seul.

Posté par chachapossum à 19:30 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Le début de ton texte

Hum j'ai le droit à un copyright pour le début de ton texte.

Posté par Nina, vendredi 29 mai 2009 à 13:36

je veux la suite
:)

Posté par plop, mardi 2 juin 2009 à 18:25

Le serpent qui se mort la queue .

Une écriture captivante, fluide, agréable, un contenu de position subjectif discutable.

Le savoir c'est aussi saisir quelque chose de manière juste, vraie, donc ne pas se tromper et ne pas ignorer.

Savoir présuppose alors a concevoir, je pense que ton récit désormais publique gagnerait d'avantage en ta qualité de femme de lettre et te coûterais moins en ta qualité d’individu, en l'entreprise de quelques changements. Peindre certains aspects de votre vie en publique est votre droit, mais ce n'est pas les appétences de tous.
Au pire quitte a usé d'anagrammes ? !


Persuader de la clarté des points visés.
En patientant des révisons rapides sur ces quelques points égale a l'estime que je me fait de vous.
Je vous présente mes courtoises pensées.

Cordialement.

Posté par Macha, dimanche 7 juin 2009 à 22:16

*Ouch*

Posté par Gaëlle, jeudi 11 juin 2009 à 20:14

La dernière phrase est absolument sublime.

Du trash gore à retravailler mais y a de l'idée (et c'est délectable à lire)...

Et ce serait chouette que tu le continues.

Posté par Ecstatic., jeudi 11 juin 2009 à 22:51

Je veux la suite, et je veux le bouquin dédicassé! Je te ferais le dessin de la couverture...

Posté par Semtex, vendredi 26 juin 2009 à 10:45

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